Visites domiciliaires : non au projet fédéral scélérat J’accueille qui je veux, quand je veux. Le domicile est inviolable : pas de perquisition sans procédure pénale.

Les visites domiciliaires, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un projet de loi du gouvernement Arizona (NVA-MR-Engagés-CD&V-Vooruit) qui permettrait, sur autorisation d’un·e juge d’instruction, à des policier·ères de pénétrer, dès 5h du matin et jusqu’à 21h du soir, dans toute habitation où on soupçonne sur base de « motifs raisonnables » que réside (même temporairement) une personne sans titre de séjour (sans papiers).

La maison pourrait être pénétrée sans le consentement des propriétaires et habitant·es, en utilisant la force ou la contrainte, et même en présence d’enfants. La police pourrait aussi fouiller le domicile. Le projet de loi précise que la police pourra pénétrer de force dans un domicile privé s’il y a des « motifs raisonnables » de « considérer » que l’étranger « représente » un « danger pour l’ordre public » ou pour la « sécurité nationale ». Mais pour ces situations, une loi existe déjà (procédures pénales, mandats d’arrêt, perquisitions) !
L’objectif des visites domiciliaires n’est donc pas d’améliorer notre sécurité, mais bien de pouvoir pénétrer dans nos maisons en dehors de toute procédure pénale pour expulser des personnes sans titre de séjour. Ce texte est une menace grave de l’inviolabilité du domicile et du droit au respect la vie privée. Il permet aux autorités de poursuivre à l’intérieur de domiciles privés une personne qui y cherchait un refuge et un peu de sécurité. Il est une menace directe contre la solidarité citoyenne et l’hospitalité, en faisant peser sur les citoyen·nes solidaires le danger d’une irruption policière dans leur intimité.
De plus, il contient des critères extrêmement vagues, notamment sur la notion de personnes susceptibles d’être un « danger pour l’ordre public » (participer à une manifestation non-autorisée, mendier, travailler au noir, ce sont des troubles à l’ordre public !), et aucun recours n’est prévu pour contester la légalité de l’arrestation.
En 2018, des projets similaires avaient été proposés et avaient déjà suscité de nombreuses critiques de la part de juges d’instruction, de la société civile, des citoyen·nes et du Conseil d’État, à tel point qu’ils avaient été abandonnés. La Ville de Namur s’était alors déclarée « Commune hospitalière », un engagement qui avait contribué à faire reculer les projets du gouvernement. En 2020, durant la crise du coronavirus, Namur avait ensuite même adopté une motion de soutien à des critères clairs et permanents de régularisation des sans-papiers. C’est-à-dire l’inverse que de les chasser jusque dans nos domiciles pour les déporter hors du pays.
En 2026, ce projet de la N-VA revient sur la table du gouvernement Arizona : il est à nouveau possible de le faire reculer.

Peur

Où en est le projet ? Qui s’y oppose ?

Le projet a déjà été discuté deux fois sur la table du gouvernement fédéral, il y a donc déjà un pré-accord entre N-VA, MR, Engagés, CD&V et Vooruit. Mais d’autres voix s’expriment. A Genappe, MR et Engagés ont exprimé leur opposition ferme à toute mesure visant à criminaliser ou à pénaliser les citoyens qui agissent par humanisme et esprit de solidarité envers les personnes en parcours migratoire. A La Louvière, Xavier Papier a rappelé que la Ville, qui s’est déclarée hospitalière et antifasciste, connaissait “la richesse des origines”, et a rappelé que l’État disposait déjà d’outils pour intervenir dans des domiciles en cas de danger. Verviers, aussi s’est réaffirmée ville contre les visites domiciliaires avec des voix centristes et libérale.
A Bruxelles, 11 communes sur les 19 ont déjà voté une motion s’opposant aux visites domiciliaires. Myria, Association des juges d’instruction, Ordre des avocats, Association syndicale des magistrats, Ligue des droits humains, CIRE, Amnesty, CNCD-11.11.11, Délégué général aux droits de l’enfant, Ligue des familles, Plateforme citoyenne de soutien aux réfugié.es, MOC, organisations syndicales et même obédiences maçonniques… Les alertes se multiplient. Même l’Autorité de protection des données ou le Conseil d’Etat ont rendu des avis au vitriol, s’inquiétant des dangers que le projet faisait porter pour les droits, tout particulièrement des enfants et des hébergeurs.
Les juges d’instruction en particulier refusent de se faire instrumentaliser dans cette procédure qui les sortirait de leur cadre naturel, pour faire d’eux des associés d’une politique de « retour » de plus en plus inhumaine (de déportations de personnes exilées).

Attention : la loi n’est pas encore votée ! Le projet doit encore être rediscuté une troisième fois, puis il passera au Parlement.

Un projet qui viserait uniquement les personnes « dangereuses » ?

L’argument principal de ceux qui défendent les visites domiciliaires, c’est de dire que l’on vise ici les personnes « dangereuses » pour la société, « radicalisées » ou « extrémistes ». Il n’en est rien : aujourd’hui, notre cadre pénal permet déjà à la police de rentrer dans des domiciles dans certains cas en cas de danger potentiel ou avéré – et ce quelle que soit la couleur de peau ou la situation administrative des personnes qui y résident. Papiers ou pas papiers. Il peut s’agir :


L’objectif n’est donc clairement pas d’écarter des personnes dangereuses pour la société : ces procédures là existent déjà, et elles sont correctement encadrées. L’objectif est de rafler, puis déporter des étrangers hors du pays.
Si le projet de loi existe, c’est parce que certains veulent pouvoir se passer des garanties et protections d’une procédure pénale pour pénétrer de force dans un domicile pour y viser spécifiquement des étrangers à expulser.
Mais nos domiciles sont inviolables ! Nos foyers, c’est sacré : on n’y entre pas de force comme ça, sans qu’une procédure pénale le justifie, et sans l’encadrement qui va avec. Et encore moins pour rafler des étrangers et terroriser leurs hébergeurs solidaires.

Aujourdhui

Aujourd’hui : le trouble à l’ordre public. Et demain ICE en Belgique ?

Regardons autour de nous : qui imaginait il y a 10 ou 15 ans que l’extrême-droite serait au pouvoir aux Etats-Unis, ou en Italie, y aurait participé aux Pays-Bas, ou qu’elle serait à ses portes en Allemagne ou en France ? Le danger de l’extrême-droite, de sa participation au pouvoir ou de son influence sur les gouvernements est réel en Belgique aussi. En Flandre, elle est 1er ou 2e parti. En Wallonie aussi, des signaux d’extrême-droitisation se multiplient.
Dans ce contexte, quelles que soient les « balises » et conditions qui y seraient écrites, veut-on vraiment qu’une loi permette aux autorités de pénétrer de force dans nos domiciles pour y rafler les populations ciblées et visées par l’extrême-droite ? Veut-on laisser faire et que nos maisons ne soient plus des espaces où elles peuvent être protégées ?
Aux Etats-Unis, ICE fait des ravages et terrorise les populations en chassant des étrangers en rue, mais aussi dans des maisons sur autorisation d’un magistrat. Tiens, tiens…

Il est encore temps de bloquer ce projet. Nos foyers doivent pouvoir être des refuges.

ICE

Où en est ce projet fédéral ?

29.05.2026
Avant-projet de loi approuvé en 3ème lecture par le Conseil des ministres
Sur proposition de la ministre de l’Asile et la Migration Anneleen Van Bossuyt et de la ministre de la Justice Annelies Verlinden, le Conseil des ministres a approuvé en troisième lecture un avant-projet de loi modifiant la loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers, en ce qui concerne la visite domiciliaire.
Le nouvel article 74/7/1 prévoit la possibilité d’effectuer, moyennant l’autorisation du juge d’instruction, une visite domiciliaire. Il s’agit d’étrangers qui font l’objet d’une mesure exécutoire d’éloignement, qui ne coopèrent pas à l’exécution de celle-ci et qui représentent un risque pour l’ordre public ou la sécurité nationale.
L’avant-projet est soumis à la signature du Roi en vue de son dépôt à la Chambre des représentants.
11.05.2026
Le Conseil d’État ne se prononce pas sur le texte remanié des visites domiciliaires
"Dans ce nouvel avis, le Conseil d’Etat semble surtout renvoyer la balle au gouvernement, et à sa ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA). Il n’a en effet "pas d’observation" sur les quelques modifications, mineures, pour lesquelles il estime la demande d’avis recevable. Quant aux modifications qui auraient été faites à la suite de ses observations d’août dernier, il ne relève pas des compétences de sa section de législation d’examiner si elles sont suffisantes ou vont dans le bon sens, dit en substance le Conseil d’Etat."
"Lorsque la section de législation a donné un avis, elle a épuisé sa compétence sur les dispositions examinées et il ne lui appartient dès lors pas de se prononcer à nouveau sur celles-ci, qu’elles demeurent inchangées ou qu’elles aient été revues pour tenir compte des observations faites dans le premier avis." [Source : RTBF]
03.04.2026
Avant-projet de loi approuvé en 2ème lecture par le Conseil des ministres
Le texte est une nouvelle fois envoyé pour avis au Conseil d'État avant de revenir au gouvernement pour une troisième lecture. L'instance avait déjà rendu un avis en 2020. [Source : RTBF]
17.11.2020
Le Conseil d'État recale une proposition N-VA
La N-VA déposé une proposition de loi qui vise à introduire à nouveau ce régime. Saisi par requête unilatérale, un juge d'instruction pourrait autoriser cette "visite", menée au besoin avec l'aide d'un serrurier, même s'il s'agit du domicile ou du lieu de résidence d'un tiers. Le texte dit s'inspirer du dispositif existant pour les contrôles menés par les inspecteurs sociaux.
"Aucune modalité particulière n'est aménagée qui permettrait de prendre adéquatement en compte les intérêts des tiers qui vivent régulièrement dans l'habitation faisant l'objet de la visite domiciliaire, notamment et en particulier les intérêts des enfants mineurs vivant dans cette habitation", dit l'avis qui épingle aussi l'absence de précision sur les heures dans lesquelles cette visite peut avoir lieu ou si elle doit par exemple se dérouler en présence d'un magistrat. [Source : RTBF]


Position des communes

>
Motion
"Commune hospitalière"
Interpellation Motion
"Visites domiciliaires"
AMAY X
ANDERLECHT X
ANDERLUES Forte
ANTHISNES X
ARLON Forte
AUDERGHEM Forte
BASTOGNE Forte
BEAUMONT X
BERCHEM-STE-AGATHE Faible
BOUILLON Forte
BRAINE-L'ALLEUD X
BRAINE-LE-COMTE X
CHARLEROI X
CHASTRE Forte
CHAUMONT GISTOUX X
CHIÈVRES Forte
COUVIN X
ÉCAUSSINNES Forte
ÉREZÉE X
ÉTALLE X « Migrants en Transit »
ETTERBEEK X
FOREST Forte Soutien à la régularisation des sans-papiers
FOSSE-LA-VILLE X
GANSHOREN X
GEMBLOUX X
GENAPPE X
GREZ-DOICEAU X
HABAY Moyenne
HANNUT Faible
HASTIÈRE Forte Soutien à la régularisation des sans-papiers
HOUFFALIZE Forte
HUY X
INCOURT X
ITTRE X
IXELLES X Soutien à la régularisation des sans-papiers
JETTE X X
KOEKELBERG X X
LA HULPE X
LA LOUVIÈRE Moyenne
LASNE X
LÉGLISE X
LES BONS VILLERS Moyenne
LIBIN X
LIÈGE Soutien à la régularisation des sans-papiers
MANAGE Faible
MANHAY Forte
MARCHIN X
MOLENBEEK-ST-JEAN Faible Soutien à la régularisation des sans-papiers
MONS Faible X Soutien à la régularisation des sans-papiers
MONS X Soutien à la régularisation des sans-papiers
NEUFCHÂTEAU Forte X
NIVELLES Faible
OREYE Faible
OTTIGNIES-LOUVAIN-LA-NEUVE X
PALISEUL Forte
PERWEZ X
RIXENSART X
ROCHEFORT Moyenne
SAINT-GILLES Faible Soutien à la régularisation des sans-papiers
SAINT-HUBERT Forte
SAINT-JOSSE-TEN-NOODE X Soutien à la régularisation des sans-papiers
SAINT-NICOLAS Forte
SAINTE-ODE Forte
SAINTE-ODE X
SENEFFE Forte
RHODE-SAINT-GENÈSE X
SIVRY-RANCE
TENNEVILLE Moyenne
THIMISTER-CLERMONT Faible
THUNI X
TINTIGNY Moyenne
TOURNAY X
TUBIZE X
UCCLE X
VERVIERS Forte
VIELSAML Forte
VILLERS-LA-VILLE Faible
VIROINVAL X
WALHAIN X
WANZE X
WAREMME Faible
WATERMAEL-BOITSFORT Moyenne Soutien à la régularisation des sans-papiers
WAVRE Moyenne
WOLUWÉ-ST-LAMBERT Déclaration d’intention
WOLUWÉ-ST-PIERRE X


Geen RazziaFlocage Geen Razzia


Que faire ?

En 2018, des projets similaires avaient été proposés et avaient déjà suscité de nombreuses critiques de la part de juges d’instruction, de la société civile, des citoyen·nes et du Conseil d’État, à tel point qu’ils avaient été abandonnés.
La Ville de Namur s’était alors déclarée « Commune hospitalière », et ce mouvement parmi d’autres avait fait renoncer le gouvernement. En 2020, durant la crise du coronavirus, Namur avait ensuite même adopté une motion de soutien à des critères clairs et permanents de régularisation des sans-papiers. Soit la politique exacte inverse que de les chasser jusque dans nos domiciles pour les déporter hors du pays.
20 villes et communes de Belgique ont déjà adopté une motion contre les visites domiciliaires, et se sont déjà engagées à ce que la police sur leur territoire ne participe pas à ces opérations si elles arrivent.
Ces communes ont rappelé que le domicile est inviolable, que la loi actuelle suffit à garantir la sécurité publique, et que cette réforme risquerait d’affaiblir la confiance entre citoyen·ne·s, hébergeurs solidaires et autorités locales. Elles ont également réaffirmé leur volonté de refuser les opérations policières ciblant les personnes sans papiers.

1 - Former un groupe de citoyen.ne.s habitant.e.s de la commune

2 - Écrire à la commune

3 - Organiser la campagne

4 - Un besoin financier pour le matériel ?

La campagne « Communes contre les visites domiciliaires » n’est ni limitée au réseau ADES ni d’ailleurs à la Région de Bruxelles (on est trop chaud si vous connaissez des collectifs qui veulent lancer ça dans d’autres villes et communes !).
De ce fait, on ne peut pas vous garantir qu’on pourra trouver des moyens financiers, mais on peut en chercher auprès d’associations qui nous soutiennent dans nos démarches (CNCD-11.11.11, CIRE, LDH, Plateforme, Bruxelles Laïque...). Mais on va essayer. Donc on vous conseille dans chaque groupe, si vous faites à un moment une impression d’affiches ou flyers ou autres, de toujours garder la facture dans un dossier quelque part.

5 - Le point « visites domiciliaires » est mis à l’ordre du jour d’un Conseil communal ?

C’est chouette si l’info remonte rapidement dans les différents groupes qui sont actifs sur Bruxelles, on essaiera de voir comment on peut venir donner main forte si vous décidez d’organiser un rassemblement, un évènement ou autres !

6 - Une campagne contre les « visites domiciliaires » seulement ?

Il est aussi possible de télécharger et imprimer nos affiches, et les apposer sur vos portes, fenêtres, bars, lieux de travail, … Cliquez sur les images pour les télécharger :

Poster IllusPoster

Dépliant

Dépliant


Une campagne contre les « visites domiciliaires » seulement ?

Pas du tout. Les visites domiciliaires, c’est plutôt ce qui nous a mis en mouvement, mais on y réfléchissait déjà avant. C’est un début, un objectif, c’est une étape, mais ce n’est pas la fin.
Une des raisons d’être de cette campagne, c’est d’agir maintenant pour tisser l’après. Derrière les visites domiciliaires, l’extrême-droite se répand et cible les migrant·es. L’Europe négocie des règlements retour pires encore. L’Arizona cible les exilé.e.s de mille façons. Le monde, l’Europe, la Belgique dérive vers l’extrême-droite et banalise sa xénophobie. Face à ça, on pense qu’il nous faut construire des réseaux de solidarité, d’hospitalité, de veille et de résistance pour que naissent, revivent ou grandissent des zones refuges. Pour que se retissent des espaces d’alerte, pour que se réouvrent des domiciles où on héberge, pour que des voisins se rencontrent. Pour que lorsque la police rafle en rue, des messages circulent pour l’empêcher. Pour que lorsqu’un squat est menacé d’expulsion, on ne soit pas 10 mais 500 à venir le protéger.
Et les visites domiciliaires, c’est un très bon moyen d’accrocher des citoyen.ne.s qui aujourd’hui sont peu connecté.e.s à ce que vivent les exilé.e.s pour leur faire en prendre conscience. Parce que très peu de citoyen.ne.s estiment normal que la police puisse venir défoncer la porte d’un domicile privé, y compris celui d’une personne qui héberge une personne sans titre de séjour, pour la déporter, très peu de citoyen.ne.s approuveraient qu’on fasse peur à ceux qui ont de l’hospitalité. Nos maisons, c’est chez nous. On accueille qui on veut, quand on veut.
Alors en bloquant les visites domiciliaires au travers d’un maillage communal, la solidarité s’organise, les zones refuges se construisent, partout sur le territoire, au plus près de là où les gens vivent. Construire des solidarités concrètes locales, mener campagne avec des collectifs, tisser nos liens solidaires, réhumaniser les personnes en situation migratoire, former des ponts et des réseaux, relancer l’hospitalité… pour préparer nos résistances et résiliences futures.

Plus d'info ? Cliquez sur l'image

Stop Visites domiliciaires

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Vous êtes résident.e de Berchem ? Ce projet fédéral vous paraît contraire au droit, à l'esprit de la commune et au respect dese valeurs humaines élémentaires ? Voici comment vous pouvez agir : cliquez successivement sur les images dans les encadrés ci-dessous, qui représentent chacune une voie d'action possible (plus d'explications au-dessous des encadrés pour chaque mode d'action) :

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LA PÉTITION : elle s'adresse aux résident.e.s de la commune uniquement; elle a pour but à la fois de mesurer nos forces en recensant le nombre de personnes qui s'opposent au projet fédéral, et de favoriser un rapport de force avec la Commune : plus on est nombreux.e.s à signer la pétition, plus on a de poids politique citoyen face aux institutions; elle n'engage en aucune façon ses signataires; la liste des signataires pourra être imprimée et officiellement remise à la Commune, par exemple à l'occasion d'un événement organisé spécialement, afin de faire parler de notre opposition dans la presse et les médias.

L'INTERPELLATION CITOYENNE : l'interpellation est une procédure administrative prévue par les communes pour donner la parole à des citoyen.ne.s lors d'une session du Conseil communal; si un groupe de personnes souhaite interpeller le conseil en séance, elles doivent recueillir la signature de 25 personnes résidant officiellement sur la commune, rédiger une demande avec le texte qu'iels prévoient de lire pendant l'interpellation et l'envoyer avec la copie de la liste des signataires à la commune au moins 15 jours avant la tenue du prochain conseil. En fonction de la charge de travail du conseil, la demande d'interpellation sera mise à l'ordre du jour de l'un ou l'autre des conseils à venir; la séance du conseil commence par les interpellations citoyennes, chacun des groupes interpelant dispose de 3 minutes pour lire son texte et poser ses questions, puis les Conseiller.ères. ont 2 à 3 minutes pour y répondre; c'est une façon de mettre officiellement la Commune devant ses responsabilités, elle ne pourra pas dire qu'elle n'était pas au courant et devra justifier sa position; être signataire d'une demande d'interpellation n'engage en rien vis-à-vis de la Commune, hormis la communication de ses infos personnnelles pour la demande (noms, prénoms, dates de naissance, adresse postale et copie de la pièce d'identité), sauf pour l'une ou l'autre personne du groupe, qui devra lire en séance le texte de l'interpellation et interagir avec les Conseiller.ères. La séance de l'interpellation est aussi une bonne opportunité d'organiser une petit événement avec la presse devant la maison communale pour communiquer l'initiative.

S'IMPLIQUER DAVANTAGE : comme l'a montré la campagne de 2018, c'est l'implication de citoyen.ne.s qui change la donne : plus on est nombreux.e.s et organisé.e.s, plus on peut mobiliser d'autres personnes et finalement rallier une majorité ou une partie suffisamment importante de la population pour contraindre les institutions à plier; le réseau ADES a mis à la disposition des personnes et des groupes des outils qui ont fait leur preuve pour mobiliser, interpeller et s'organiser, en particulier en favorisant l'éclosion de groupes par communes ou groupes de communes; si vous voulez rejoindre un groupe existant, ou bien créer votre propre groupe et commencer une campagne, contactez ADES par email @ stopvisitesdomiciliaires@reseauades.net

ÉCRIRE AUX ÉLU.E.S : C'est parfois fastidieux et l'on peut se sentir hésiter si on a l'impression de ne pas bien maîtriser le sujet; mais ça ne doit nous inhiber, protester ou demander quelque chose à la commune est notre droit le plus strict; c'est pourquoi on vous facilite la tâche en proposant des liens qui générent un email presque tout prêt avec la liste des adresses email destinataires, le sujet et le corps du messsage, il vous suffit juste de mettre votre nom à la fin du message et d'envoyer ! Pour éviter d'être considéré comme du "spam", certains critères doivent être respectés, notamment le nombre total d'adresses email destinataires, qui ne doit pas dépasser 20, c'est pourquoi, en fonction du nombre d'élu.e.s, on vous propose non pas un mais plusieurs emails identiques, adressés à des destinataires différents.

Les étapes parcourues

09.06.2026 - 18:00
Rencontre du groupe local

ETTERBEEK

Les étapes parcourues

05.06.2026 - 17:30
Rencontre du groupe local

GANSHOREN

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LA PÉTITION : elle s'adresse aux résident.e.s de la commune uniquement; elle a pour but à la fois de mesurer nos forces en recensant le nombre de personnes qui s'opposent au projet fédéral, et de favoriser un rapport de force avec la Commune : plus on est nombreux.e.s à signer la pétition, plus on a de poids politique citoyen face aux institutions; elle n'engage en aucune façon ses signataires; la liste des signataires pourra être imprimée et officiellement remise à la Commune, par exemple à l'occasion d'un événement organisé spécialement, afin de faire parler de notre opposition dans la presse et les médias.

L'INTERPELLATION CITOYENNE : l'interpellation est une procédure administrative prévue par les communes pour donner la parole à des citoyen.ne.s lors d'une session du Conseil communal; si un groupe de personnes souhaite interpeller le conseil en séance, elles doivent recueillir la signature de 25 personnes résidant officiellement sur la commune, rédiger une demande avec le texte qu'iels prévoient de lire pendant l'interpellation et l'envoyer avec la copie de la liste des signataires à la commune au moins 15 jours avant la tenue du prochain conseil. En fonction de la charge de travail du conseil, la demande d'interpellation sera mise à l'ordre du jour de l'un ou l'autre des conseils à venir; la séance du conseil commence par les interpellations citoyennes, chacun des groupes interpelant dispose de 3 minutes pour lire son texte et poser ses questions, puis les Conseiller.ères. ont 2 à 3 minutes pour y répondre; c'est une façon de mettre officiellement la Commune devant ses responsabilités, elle ne pourra pas dire qu'elle n'était pas au courant et devra justifier sa position; être signataire d'une demande d'interpellation n'engage en rien vis-à-vis de la Commune, hormis la communication de ses infos personnnelles pour la demande (noms, prénoms, dates de naissance, adresse postale et copie de la pièce d'identité), sauf pour l'une ou l'autre personne du groupe, qui devra lire en séance le texte de l'interpellation et interagir avec les Conseiller.ères. La séance de l'interpellation est aussi une bonne opportunité d'organiser une petit événement avec la presse devant la maison communale pour communiquer l'initiative.

S'IMPLIQUER DAVANTAGE : comme l'a montré la campagne de 2018, c'est l'implication de citoyen.ne.s qui change la donne : plus on est nombreux.e.s et organisé.e.s, plus on peut mobiliser d'autres personnes et finalement rallier une majorité ou une partie suffisamment importante de la population pour contraindre les institutions à plier; le réseau ADES a mis à la disposition des personnes et des groupes des outils qui ont fait leur preuve pour mobiliser, interpeller et s'organiser, en particulier en favorisant l'éclosion de groupes par communes ou groupes de communes; si vous voulez rejoindre un groupe existant, ou bien créer votre propre groupe et commencer une campagne, contactez ADES par email @ stopvisitesdomiciliaires@reseauades.net

ÉCRIRE AUX ÉLU.E.S : C'est parfois fastidieux et l'on peut se sentir hésiter si on a l'impression de ne pas bien maîtriser le sujet; mais ça ne doit nous inhiber, protester ou demander quelque chose à la commune est notre droit le plus strict; c'est pourquoi on vous facilite la tâche en proposant des liens qui générent un email presque tout prêt avec la liste des adresses email destinataires, le sujet et le corps du messsage, il vous suffit juste de mettre votre nom à la fin du message et d'envoyer ! Pour éviter d'être considéré comme du "spam", certains critères doivent être respectés, notamment le nombre total d'adresses email destinataires, qui ne doit pas dépasser 20, c'est pourquoi, en fonction du nombre d'élu.e.s, on vous propose non pas un mais plusieurs emails identiques, adressés à des destinataires différents.

On écrit Collège des Bourgmestre et Échevins de Ganshoren (21 mai 2026)

OBJET : : Conseil communal du 25/06/26 : Positionnement de Ganshoren concernant les visites domiciliaires

À l'attention de Monsieur VAN LAETHEM, Bourgmestre, ainsi que des membres du Collège communal

En tant que citoyen·nes préoccupé·es par le respect des droits fondamentaux et la solidarité qui fonde notre société, nous souhaitons attirer votre attention sur l'avant-projet de loi fédéral visant à autoriser des « visites domiciliaires » dans le cadre de procédures d'expulsions, mais aussi sur le projet de règlement "retour" en discussion au niveau européen et qui permettrait des fouilles aux domiciles où sont hébergées des personnes sans titre de séjour.
Le prochain Conseil communal aurait lieu le jeudi 21 mai. Nous vous appelons dès lors à une expression publique claire à l'occasion de cette réunion, pour envoyer un signal nécessaire en temps utile aux autorités fédérales, celles-ci devant rediscuter sous peu de cet avant-projet de loi.
Ces projets permettraient à la police, sur autorisation d'un juge d'instruction, de pénétrer dans un logement privé pour y arrêter une personne dite "en séjour irrégulier" en vue de son expulsion du territoire belge. Ces violations de nos domiciles se feraient en dehors de toute procédure pénale. Nous serions donc inquiété·es alors que les protections normales qui devraient nous être garanties en cas de visite de nos domiciles ne seraient pas respectées, spécifiquement si nous sommes "en situation administrative irrégulière" ou si nous faisons preuve de solidarité et d'hospitalité.

Comme habitant·es de Ganshoren, nous nous sentons très concerné·es par ce projet et, clairement, inquiet·es. Ce projet ciblerait directement des personnes que nous connaissons. Nous avons des voisin·es, des proches qui n'ont pas les titres de séjour requis. Mais il n'en reste pas moins qu'ils et elles vivent à Ganshoren, qu'ils et elles y participent à la vie de quartier, qu'ils et elles s'y impliquent, qu'ils et elles y travaillent. Ce projet de loi les criminaliserait simplement parce qu'ils et elles n'auraient pas les bons papiers. Nous avons également des connaissances - ou c'est notre cas nous mêmes - à qui il arrive fréquemment d'ouvrir leur porte pour dépanner ou héberger une personne exilée sans nous soucier de son statut administratif. Quand une personne a besoin de soutien, d'accueil, d'hospitalité, on lui ouvre la porte, c'est tout. Or ce projet nous effraie. Nous nous interrogeons : si la police peut défoncer notre porte à 5h du matin, si elle peut fouiller la maison, si elle peut même effrayer des enfants, le tout sans procédure pénale et alors que nous n'avons rien fait de mal et rien à nous reprocher d'autre que de faire preuve d'hospitalité, pourrons nous continuer sereinement à héberger des personnes qui en ont besoin ? Cette mesure - déjà proposée par le passé et fortement critiquée - suscite de sérieuses préoccupations quant au respect des droits fondamentaux, mais aussi quant à sa nécessité, sa proportionnalité et son impact sur la cohésion locale.

NAMUR

Namur avait déjà un site internet avant la construction de celui-ci :

UCCLE

Les étapes parcourues

01.06.2026 - 18:30
Rencontre du groupe local

WOLUWÉ-SAINT-PIERRE

Les étapes parcourues

03.06.2026 - 18:00 @ Bar Philéon
Rencontre du groupe local